Le syndrome de Stendhal
Combien de fois j’ai exprimé l’overdose de culture que Paris me donnait. Ma tête bourdonnait. J’étais exposée aux nombreux musées d’art, à l’architecture historique, aux pièces de théâtre continuellement renouvelées, à la mode parisienne, etc. L’activité cérébrale était incessante. J’ai été charmée par plusieurs oeuvres. Je n’ai pourtant pas eu le syndrome de Stendhal.
“Le syndrome de Stendhal est une maladie psychosomatique qui provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge de chefs-d’œuvre artistiques. Cette perturbation est assez rare et touche principalement des personnes sensibles.” –Wikipedia
Je devrais peut-être essayé Florence ou Venise pour être éblouie. Peut-être que l’art ancien ne me fera jamais cet effet-là. Peut-être que je n’arriverai jamais à cette extase totale, qu’aucun chef-d’oeuvre artistique peut causer autant d’effet à mon esprit, même si je me dis “être sensible”… Et pourtant, je me dis que si j’arrive à être autant touchée par une oeuvre, peut-être que j’y serais moi-même très inspirée. Le manque d’inspiration ne me fait pas peur, la vie est assez complexe pour qu’elle génère en moi multiples idées, mais n’est-ce pas excitant de s’imaginer qu’une création artistique peut nous donner le vertige!
Si je veux pousser encore plus loin l’idée, est-ce que je suis capable d’imaginer qu’un jour, mes oeuvres aient autant d’effet sur un individu? À quel point mon oeuvre devra être complexe pour générer un battement de coeur plus rapide? Est-ce exagérer d’espérer en arrivant là? Sûrement, mais des fois je me demande, à plus petite échelle, quels sentiments les gens peuvent ressentir en voyant ce que je crée….
1 comment February 7th, 2007
